En à peine 6 mois, cet exercice de réflexion a débouché sur un rapport riche en idées réfléchies sur ce à quoi pourrait ressembler le notariat en 2033. Fait notable : les participants sont parvenus à un consensus sur les conclusions du rapport, au-delà des frontières provinciales et linguistiques. “Il y a en effet bien plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent. Notre exercice a abouti à un rapport sur lequel nous sommes toutes et tous d’accord. Nous sommes clairement sur la même longueur d’onde”, ont-ils affirmé collégialement.
C’est donc avec un élan de fraîcheur que des représentants de chaque province ont présenté la méthodologie et les résultats de cette réflexion au siège de Fednot le 9 septembre dernier. Parmi l’assistance figuraient notamment la Présidente et le Directeur général (CEO) de Fednot, le Vice-président ainsi que la Directrice de la Chambre nationale, sans oublier les présidents des Chambres provinciales.
Car il ne s’agit pas de laisser ces résultats lettre morte. Bien au contraire. “Nous espérons que ce rapport servira de base à une stratégie commune pour toutes les institutions notariales”, déclare Bénédicte Vanhalewyn, Secrétaire générale du Conseil d’administration de Fednot, qui a accompagné ce groupe de réflexion. L’espoir, que les présidents des Chambres provinciales mettent l’initiative en avant lors des assemblées générales organisées à l’automne dans chaque province, est également affiché.
“Fednot s’engage dans tous les cas à discuter des conclusions largement partagées et à examiner quelles propositions peuvent être développées davantage”, affirme Jan Sap.
Pourquoi cette initiative ? (WHY)
Les ateliers organisés dans toutes les provinces ont vu le jour à la suite de la réforme menée sous la précédente législature, avec les présidents des Chambres provinciales wallonnes comme instigateurs.
Cette réforme, qui comprenait notamment une limitation des honoraires pour de nombreuses transactions immobilières, a été durement ressentie, y compris par les notaires qui venaient de reprendre une étude ou s’apprêtaient à devenir associés dans une association de notaires. Mais comme l’a dit le notaire Hugues Amory lors de la présentation : “Se lamenter sur son sort en restant les bras croisés et subir la situation comme un mouton n’apporte aucune solution.” Pour les participants aux ateliers, il n’est pas question de jeter l’éponge. “Bien au contraire, il est plus que jamais essentiel d’expliquer aux politiques et aux citoyens où se situe exactement la valeur ajoutée du notaire. Et ce, dans un monde en constante évolution : en termes de structure familiale, de technologie, de défis climatiques, de satisfaction client, etc.”, a souligné l’un des initiateurs, Maître Antoine Declairfayt.


Une perception paradoxale
Il reste tout de même un paradoxe, du moins pour un observateur extérieur : le notariat se sent souvent visé et incompris, alors que les plaintes à l’encontre des notaires sont rares et que toutes les études montrent que les citoyens ayant déjà fait appel à un notaire sont généralement satisfaits du service et des conseils reçus. En témoignent les différents sondages auprès de la population.
“Dans la pratique, beaucoup de citoyens voient encore trop souvent le passage chez un notaire comme une étape obligatoire. Ils ne viennent souvent que pour signer un acte. Nous pourrions pourtant leur apporter bien plus s’ils nous consultaient avant de s’engager dans certains accords”, déclare la notaire Charlotte Schockaert, qui a supervisé les ateliers en Flandre occidentale. “Il faut convaincre les citoyens de consulter un notaire avant chaque moment clé de la vie. Par exemple, pas uniquement au moment où l’acte de vente est signé ou peu avant, mais avant même qu’ils ne fassent une offre et ne signent ensuite le compromis.”
“Notre valeur ajoutée ne réside pas dans le fait d’apposer un cachet, mais dans notre capacité à évaluer les risques. C’est pourquoi il est crucial que le notaire soit ‘top of mind’ : le premier à qui le citoyen pense lorsqu’il envisage de s’engager d’une manière ou d’une autre. A ce titre, nous devons continuer à miser sur un service irréprochable et une communication fluide avec le citoyen.”, ajoute le notaire bruxellois Joost De Potter.
Un autre atout à valoriser encore plus selon les participants est le rôle de médiateur du notaire et son attitude orientée vers des solutions durables. « Pourquoi ne pas appliquer cette approche au-delà des domaines d’action habituels ? Pas seulement lors d’une vente ou du règlement d’un héritage, mais aussi, par exemple, dans les litiges locatifs ou en matière de bail à ferme ?”
Le fait que la plupart des tarifs soient fixés par la loi est perçu comme un atout par la plupart des notaires ayant participé aux tables rondes, la garantie d’un service accessible à tous. “Tirons les leçons de ce qu’il se passe aux Pays-Bas, où la libéralisation des tarifs a rendu certains actes familiaux inabordables pour une partie de la population, et où les études notariales désertent les zones rurales.”


Vers plus de collaboration
Autre thème récurrent lors de la rencontre du 9 septembre : l’appel à une collaboration renforcée. La notaire Victoria Donner : “Nous sommes demandeurs d’une coopération accrue : avec d’autres prestataires de services comme les fiscalistes, les banques et les agents immobiliers, mais surtout entre les études notariales elles-mêmes. Il est en effet contre-productif que chaque notaire propose sa propre solution ou utilise son propre modèle d’acte. Une bonne collaboration permettrait d’améliorer notre service et de dégager plus de temps pour fournir des conseils au citoyen.”
Digitalisation
Les participants aux ateliers ont également formulé une vision claire de l’automatisation dans le notariat. “La digitalisation est un levier, pas une fin en soi”, a déclaré la notaire Charlotte Schockaert. Il a toutefois encore été souligné que le notariat ne doit pas renoncer à son rôle de leader en matière de legaltech au sein des professions juridiques. Des idées concrètes ont même été avancées pour renforcer ce rôle.
Enfin, les conclusions contiennent un appel chaleureux à faire d’Izimi le canal principal d’échange d’informations entre le notariat et le citoyen. “Izimi pourrait devenir un canal multi-informations permanent pour le citoyen, lui permettant de suivre son dossier personnel chez le notaire, de vérifier si les attestations nécessaires à la vente de son bien ont été délivrées, et d’obtenir des réponses à ses questions juridiques via l’intégration des contenus de Notaire.be. Ce serait formidable qu’Izimi devienne une application que chaque citoyen soit presque ‘obligé’ d’installer.”

Remarque : le rapport n’a pu voir le jour que grâce à la collaboration active de 45 notaires désignés par les présidents des Chambres provinciales ainsi que plusieurs dizaines d’autres notaires qui ont participé aux ateliers.

Une Fednight 2026 sous les tropiques !

Une étude économe en énergie avant l’heure

20 km de Bruxelles : la Belgian Notary Team participe avec enthousiasme pour la bonne cause

La tournée des Chambres provinciales – Bruxelles

Football notarial : de l’adversité à la force de caractère

Le Centre de médiation : un nouvel outil au service du notariat

“Le droit des contrats spéciaux devient beaucoup plus simple”

Risques du métier : “We zullen zien”

Le notariat belge renouvelle sa collaboration avec les notaires de France

Les collaborateurs de Fednot bougent pour renforcer l’esprit d’équipe

Près de 330 participants au Concours 2026

Un moment d’inspiration et de reconnaissance pour nos ambassadeurs

Les nouveaux (candidats-)notaires lèvent leur verre chez Fednot

“Nous sommes à un tournant”

La tournée des Chambres provinciales – Hainaut

Sophie Maquet, ambassadrice d’un notariat curieux et engagé

Près de 100 étudiants en notariat en visite chez Fednot

« Je veux tirer le meilleur parti de la vie »

Pourquoi ne pas faire appel à des stagiaires pour votre étude ?

Les présidentes de Fednot font entendre leur voix au Parlement

ALN : célébrer avant de passer aux choses sérieuses

L’ALN fait sa rentrée

Deux tiers des études notariales n’utilisent pas encore l’IA générative

Le notariat tape la balle lors du Hockey Corporate

20 km de Bruxelles : « je cours pour ma forme… et pour la bonne cause »

« Partager des connaissances me donne beaucoup d’énergie »

« La libéralisation des tarifs ne rend pas le notariat plus accessible »

D’un magasin de peinture à une étude

La tournée des Chambres provinciales – Namur

D’ingénieur industriel en construction à gérant d’une étude notariale

Découvrez la nouvelle campagne d’image du notariat

316 participants au concours notarial à Louvain et à Liège

« Coaching en couleur et en style » pour remercier les ambassadeurs du notariat

« Sans notaire, ce serait partout et tout le temps la guerre »

Les mots d’encouragement de la Présidente de Fednot aux (candidats-) notaires nouvellement nommés !

La tournée des Chambres provinciales – Brabant wallon

Actifs dans le notariat après un parcours atypique

Des étudiants en notariat en visite !

Le notariat d’Anvers fête ses 175 ans

137 études partagent leurs expériences et leurs idées lors des ateliers Biddit

ASNOHO : les notaires honoraires à la rescousse !

Semaine de la famille : un succès populaire

20 km de Bruxelles : la pluie ne refroidit pas les sportifs du notariat

Soleil radieux lors des « 1000 km voor ‘Kom op tegen Kanker’ »

